Les quatre verrous : déléguer à l’IA sans perdre la main
Pour confier du travail à l’IA et dormir tranquille, il faut pouvoir la cadrer, valider ce qui compte, tout retrouver et tout arrêter. Ce sont mes quatre critères de conception. Pour chacun : ce que c’est, ce que ça empêche, comment je le vérifie, et sa limite.
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Périmètre
Une liste écrite de ce que l’IA a le droit de lire, d’écrire et d’utiliser : vos données, vos outils, vos canaux de messagerie.
- Ce que ça empêche
- Qu’elle aille lire les données d’un autre client, ou qu’elle passe par un canal que vous n’avez pas ouvert.
- Comment je le vérifie
- Dans le CRM que j’exploite, les droits de l’assistant sont réglés organisation par organisation, la messagerie est fermée par défaut et les sessions sont isolées d’une organisation à l’autre.
- Sa limite
- Un périmètre dit ce que l’IA peut toucher, pas si elle le fait bien. C’est le rôle du verrou suivant.
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Approbation
L’IA prépare une proposition. Une personne désignée la valide. Ensuite seulement, l’action s’exécute, dans un créneau limité.
- Ce que ça empêche
- Qu’un montant, un document ou un message important parte sans que personne ne l’ait vu.
- Comment je le vérifie
- Dans le CRM, rien ne s’écrit tant que la proposition n’est pas validée. Une proposition non appliquée expire. Les droits de la personne qui valide sont revérifiés au moment d’agir.
- Sa limite
- Valider sans lire ne sert à rien. Le système doit donc rendre la lecture facile : source citée, écarts visibles.
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Traçabilité
Tout ce que le système lit, propose, fait valider et exécute est enregistré : qui, quand, d’après quelle source.
- Ce que ça empêche
- Le « on ne sait pas pourquoi il a fait ça ».
- Comment je le vérifie
- Un montant n’est affiché que si le chiffre et son libellé figurent mot pour mot dans l’extrait cité. Sinon, le système refuse de conclure.
- Sa limite
- Un journal complet ne sert à rien si personne ne le relit. Nous décidons ensemble qui le relit, et à quel rythme.
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Réversibilité
Pouvoir couper le système, annuler une action et reprendre l’exploitation sans dépendre de moi.
- Ce que ça empêche
- Être pris en otage par un prestataire, une personne ou une plateforme.
- Comment je le vérifie
- Les fonctions sensibles se coupent d’un simple interrupteur de configuration. Les actions de l’assistant peuvent être annulées.
- Sa limite
- On ne rattrape pas ce qui est déjà sorti : un message envoyé, un virement exécuté. C’est pourquoi le périmètre et l’approbation protègent d’abord ces cas-là.
Un exemple, du début à la fin
- Une demande arrive : par exemple, un dossier de financement à préparer.
- L’assistant lit les pièces autorisées et prépare une proposition, avec les extraits qui la justifient.
- Une personne ouvre la proposition et voit ce qui change, et pourquoi. Elle la valide ou la refuse, en indiquant le motif.
- L’action s’exécute dans le créneau prévu, avec les droits de la personne qui a validé.
- Elle est inscrite au journal : on peut la relire et, si besoin, l’annuler.
D’où vient cette méthode
Elle vient de l’exploitation d’un système en production, pas d’un cabinet de conseil. Ma façon de travailler avec des agents de code est publiée en open source : BMAD+, licence MIT.
Reprenez la main sur votre temps
Un échange suffit pour savoir ce que l’IA peut faire à votre place. Rien à préparer : décrivez-moi une tâche qui vous prend trop de temps, je pose les questions.
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